J'ai le coeur en passoire
Samedi, mars 6 2010, 12:42, Par Francky
J’ai le cœur en passoire
Le cœur qui brûle au fond
Qui tourne et tourne en rond
Au fond d’un crématoire…
J’ai le cœur en passoire
Servi à des géants
De géants sentiments
Pour un verre d’espoir…
J’ai le cœur en passoire
Et le noir est ma peur
Quand l’étoile se meurt
Au firmament du soir…
J’ai le cœur en passoire
Et le cœur en violon
Mes larmes sont le son
Des vies à émouvoir…
J’ai le cœur en passoire
Comme un rocher profond
Étrange, où se morfond,
Un royaume illusoire…
J’ai le cœur en passoire
Autour de moi l’amour,
Fait des ronds de vautour…
Le cœur en balançoire…
J’ai le cœur en passoire
Piqué sur une broche
Ficelé, tout fantoche,
Prêt pour la rôtissoire…
Le cœur qui brûle au fond
Qui tourne et tourne en rond
Au fond d’un crématoire…
J’ai le cœur en passoire
Servi à des géants
De géants sentiments
Pour un verre d’espoir…
J’ai le cœur en passoire
Et le noir est ma peur
Quand l’étoile se meurt
Au firmament du soir…
J’ai le cœur en passoire
Et le cœur en violon
Mes larmes sont le son
Des vies à émouvoir…
J’ai le cœur en passoire
Comme un rocher profond
Étrange, où se morfond,
Un royaume illusoire…
J’ai le cœur en passoire
Autour de moi l’amour,
Fait des ronds de vautour…
Le cœur en balançoire…
J’ai le cœur en passoire
Piqué sur une broche
Ficelé, tout fantoche,
Prêt pour la rôtissoire…
Commentaires
Dimanche, mars 7 2010, 15:45
Un très beau poème. Cependant j’ai eu du mal à saisir quelque chose. Tu dis ”qui tourne, tourne en rond au fond d’un crématoire. ” et aussi ” mes larmes sont le son des vies à émouvoir” je n’ai pas compris.
Amicalement,
Alexis.
Dimanche, mars 7 2010, 18:13
Alors
Je m’en vais expliquer :
“Le cœur qui brûle au fond
Qui tourne et tourne en rond
Au fond d’un crématoire…”
Niveau lexicographie j’imagine que tu as compris que je sous-entends le “four” dans “crématoire”.
“Le cœur qui brûle” : c’est une image facile à comprendre, je ne vais pas me perdre dessus. C’est cette image qui explique d’ailleurs la métaphore du four crématoire : mon cœur est une innocente victime qui va mourir par le feu (la passion).
Arrive le “au fond”, qui n’est repris qu’ensuite dans “au fond d’un crématoire”.
Le fait d’intercaler le “qui tourne, et tourne en rond” permet d’étendre les idées de panique/douleur/confusion propres aux propos jusqu’à la forme elle-même du poème (la répétition de “tourne” renforce encore cette idée).
On note un jeu de sonorité entre “fond” et “rond”. Cela recrée un peu l’effet de la scène qui se répète, du cœur qui tourne en rond, prisonnier de ses sentiments. Or le cœur est un organe vitale (et je détourne le sens littéral volontairement)…
Voilà pour l’explication une.
“J’ai le cœur en passoire
Et le cœur en violon
Mes larmes sont le son
Des vies à émouvoir…”
Pour vraiment comprendre il faut remarquer en tout premier lieu le parallèle entre cœur/larmes et violon/son.
Pourquoi le violon ? C’est un instrument qui exprime souvent la tristesse, ou tout du moins, une certaine “profondeur d’âme” (Air suite N.03 de Bach par exemple, splendide…).
Je veux dire par là que mon cœur est comme un violon dont les larmes seraient la musique… Mon cœur serait donc fait “pour la peine”, mais une peine nécessaire à produire la splendeur de l’émotion (la musique).
L’explication du dernier vers cité en découle : pour émouvoir les autres, leur transmette comme une quintessence de la vérité, du bonheur, et de l’amour… (Deviendrais-je fou…)
Allez, en espérant t’avoir éclairé, bonne rentrée il me semble Oo (bonne chance dans ce cas eussé-je dû dire…)
Franck