Désordre intérieur.
Il est dit qu'un beau jour l'Homme saura trouver
La place qu'il se doit d'occuper en ce monde,
Qu'alors il cessera de cautionner l'immonde
Et qu'il sera dit grand. Cela reste à prouver.
S'il savait déjà, l'Homme ! sortir de ce qu'il est.
De ce qui le fait, l'Homme ! De ses manies d'horreurs.
Lui qui a rejeté paix, simplesse et candeur !
Entassant les méfaits tant il déteste il hait !
Diable ! Qui est-ce diable qui égorge les cœurs ?
Qui est donc ce malin, qui pénètre en nous-mêmes,
Et nous fait mortifier les êtres que l'on aime ?
Et pourquoi cet esprit sournois et malfaiteur,
S'attaque-t-il à moi, qui suis une âme impure...
Ne voit-il qui je suis, moi l'idiot le maudit ?
Moi, qui de tout rougis, dont le cœur est taudis ?
Je ne sais plus qu'écrire... je fais une coupure.
Ah ! Une idée revient. Oui ! Ma vie est pourrie.
Le temps passe et ma plume, qui sème son écume
Va, me crie et m'écrie, toute son amertume.
J'entends la mort hurler : Vient ! Et je lui souris.
Mais jamais je n'arrive à quitter cette vie.
Cet univers pervers qu'est la planète Terre,
Me garde me retient, debout, les pieds sur terre.
Pourquoi ? Je ne sais guère. Seul, j'avance et je vis.
A.L.
Commentaires
Samedi, février 20 2010, 20:49
@@lexiS : ton système des espaces marche pas !
Choisis le xhtml comme mode d’édition, instead of “wiki”…^^
Samedi, février 20 2010, 21:05
Quelques idées en toile de fond de ce cher Rousseau… et j’aime ton texte, car il est porteur de vérité.
Une bonne maîtrise de la langue… quelques vers de bonnes factures que je tenais à relever (en gras pour la “très bonne facture”, même si je ne tiens pas à finir dans la masturbation de groupe) :
“La place qu’il se doit d’occuper en ce monde,
Qu’alors il cessera de cautionner l’immonde
Et qu’il sera dit grand. Cela reste à prouver. “
“Qui est donc ce malin, qui pénètre en nous-même,
Et nous fait mortifier les êtres que l’on aime ?”
“Le temps passe et ma plume, qui sème son écume
Va, me crie et m’écris, toute son amertume.”
“Pourquoi ? Je ne sais guère. Seul, j’avance et je vis.”
Ces quelques points positifs ne me semblent pas pour autant une raison de s’endormir sur ses lauriers !
Le rythme est à retravailler, il me semble bancal. L’alexandrin domine, mais beaucoup de vers s’en éloignent (volontairement ? quand bien même, cela nuit à la clarté, et à l’expressivité de la poésie).
Quelques détails orthographiques… Je ne veux pas mettre en doute que tu saches écrire français… juste quelques efforts à produire !
Un début prometteur en tout cas !
Dimanche, février 21 2010, 17:10
où?!? les fautes.
Dimanche, février 21 2010, 23:42
Quelles fautes ?! Oh quasiment rien, des broutilles orthographiques qu’il me fallait corriger… je l’ai fait.
Quant aux fautes de versification… J’imagine que tu considères une césure épique (tu ne comptes pas les e muets à la fin de la première hémistiche).
Dans ce cas-là, ton “Et la mort me hurle : Vient ! Et je lui souris.” n’est pas satisfaisant… (11)
Tu ne peux pas décider de compter les vers de façon différente au sein d’un même poème… Ou alors tu tombes dans l’oulipo, c’est possible de faire des “alexandrins oraux”…