Désordre intérieur.

Samedi, février 20 2010, 12:47, Par @lexiS

Il est dit qu'un beau jour l'Homme saura trouver
La place qu'il se doit d'occuper en ce monde,
Qu'alors il cessera de cautionner l'immonde
Et qu'il sera dit grand. Cela reste à prouver. 

S'il savait déjà, l'Homme ! sortir de ce qu'il est.
De ce qui le fait, l'Homme ! De ses manies d'horreurs.
Lui qui a rejeté paix, simplesse et candeur !
Entassant les méfaits tant il déteste il hait !

Diable ! Qui est-ce diable qui égorge les cœurs ?
Qui est donc ce malin, qui pénètre en nous-mêmes,
Et nous fait mortifier les êtres que l'on aime ?
Et pourquoi cet esprit sournois et malfaiteur,

S'attaque-t-il à moi, qui suis une âme impure...
Ne voit-il qui je suis, moi l'idiot le maudit ?
Moi, qui de tout rougis, dont le cœur est taudis ?
Je ne sais plus qu'écrire... je fais une coupure.

Ah ! Une idée revient. Oui ! Ma vie est pourrie.
Le temps passe et ma plume, qui sème son écume
Va, me crie et m'écrie, toute son amertume.
J'entends la mort hurler : Vient ! Et je lui souris.

Mais jamais je n'arrive à quitter cette vie.
Cet univers pervers qu'est la planète Terre,
Me garde me retient, debout, les pieds sur terre.
Pourquoi ? Je ne sais guère. Seul, j'avance et je vis.



A.L.

    Commentaires

  1. Francky

    @@lexiS : ton sys­­­tème des espa­­­ces mar­­­che pas !
    Choi­­­sis le xhtml comme mode d’édi­­­tion, ins­­­tead of “wiki”…^^

  2. Francky

    Quel­­ques idées en toile de fond de ce cher Rous­­seau… et j’aime ton texte, car il est por­­teur de vérité.

    Une bonne maî­­trise de la lan­­gue… quel­­ques vers de bon­­nes fac­­tu­­res que je tenais à rele­­ver (en gras pour la “très bonne fac­­ture”, même si je ne tiens pas à finir dans la mas­­tur­­ba­­tion de groupe) :

    “La place qu’il se doit d’occu­­per en ce monde,

    Qu’alors il ces­­sera de cau­­tion­­ner l’immonde

    Et qu’il sera dit grand. Cela reste à prou­­ver.  “

    “Qui est donc ce malin, qui pénè­­tre en nous-même,

    Et nous fait mor­­ti­­fier les êtres que l’on aime ?”

    “Le temps passe et ma plume, qui sème son écume

    Va, me crie et m’écris, toute son amer­­tume.”

    “Pour­­quoi ? Je ne sais guère. Seul, j’avance et je vis.”

    Ces quel­­ques points posi­­tifs ne me sem­­blent pas pour autant une rai­­son de s’endor­­mir sur ses lau­­riers !

    Le rythme est à retra­­vailler, il me sem­­ble ban­­cal. L’alexan­­drin domine, mais beau­­coup de vers s’en éloi­­gnent (volon­­tai­­re­­ment ? quand bien même, cela nuit à la clarté, et à l’expres­­si­­vité de la poé­­sie).

    Quel­­ques détails ortho­­gra­­phi­­ques… Je ne veux pas met­­tre en doute que tu saches écrire fran­­çais… juste quel­­ques efforts à pro­­duire !

    Un début pro­­met­­teur en tout cas !

  3. @lexiS

    où?!? les fau­tes.

  4. Francky

    Quel­­les fau­­tes ?! Oh qua­­si­­ment rien, des brou­­tilles ortho­­gra­­phi­­ques qu’il me fal­­lait cor­­ri­­ger… je l’ai fait.

    Quant aux fau­­tes de ver­­si­­fi­­ca­­tion… J’ima­­gine que tu con­­si­­dè­­res une césure épi­­que (tu ne comp­­tes pas les e muets à la fin de la pre­­mière hémis­­ti­­che).

    Dans ce cas-là, ton “Et la mort me hurle : Vient ! Et je lui sou­­­ris.” n’est pas satis­­fai­­sant… (11)
    Tu ne peux pas déci­­der de comp­­ter les vers de façon dif­­fé­­rente au sein d’un même poème… Ou alors tu tom­­bes dans l’oulipo, c’est pos­­si­­ble de faire des “alexan­­drins oraux”…

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet