J'ai refermé un livre
J’ai refermé un livre, et approché mes yeux,
Une dernière fois, de l’eau pale des cieux.
Ils saignaient d’émotion.
De douleur, de passion.
Sur Terre faiblissant, je me sentais ailleurs,
Loin des regards blessants, vers des mondes meilleurs…
Je suis mort un matin, de ce bonheur tragique,
Ce bonheur d’un instant, que l’on sent nostalgique ;
J’ai pensé aux couleurs, qui venaient de s’enfuir,
Lorsque cette douleur est venue me détruire ;
J’ai pensé à ces jours, qui venaient de s’éteindre,
Comme des illusions, qu’on n’eût pas pu dépeindre ;
J’ai pensé au bonheur, que venant de connaître,
Je savais, pour toujours, ignorant à renaître ;
J’ai pensé à la vie, comme on pense à la mort,
C’était là ma prison, et mon terrible sort,
Je suis mort de chagrin, et le sourire aux lèvres,
J’ai refermé un livre en m’oubliant dedans.
Commentaires
Lundi, février 22 2010, 21:53
Très beau poème. Vraiment magnifique.
deux bémols :
les vers 3 et 4… dommage…
la fin me semble moins en accord avec la limpidité et la pureté des sentiments du début.
j’ai trouvé les quatre derniers vers trop faciles…
un très bon ensemble tout de mm.