La Mort vous délivre !

Dimanche, janvier 3 2010, 12:19, Par Francky

La mort, c’est la liberté ! Car il ne peut y avoir de liberté sans la mort. La mort vous déli­vre du monde. La mort est béné­fi­que ; elle donne aux hom­mes ce qu’ils s’achar­nent à cher­cher dans leur vie : la sup­pres­sion des con­train­tes, ou le bon­heur, mais c’est en vain qu’ils y aspi­rent. Tan­dis qu’à vou­loir être libre, on en reste con­traint, enchaîné à une liberté illu­soire, les Hom­mes n’ont pas encore com­pris que la liberté ainsi que la mort sont les deux mêmes enti­tés qui règnent sur le monde, dans une osmose plus puis­sante que la vie ou que l’amour, et qu’en déni­grant l’autre, ils déni­grent la pre­mière ; qu’en recher­chant la pre­mière, ils s’appro­chent de l’autre.

Recou­vrez la vue, mes amis ! Recou­vrez-la ! Sai­sis­sez mes paro­les au-delà des bar­riè­res que les mœurs ont fixées ! Allez, libé­rez-vous ! Vivez, soyez heu­reux ! Vous qui prê­chez la vie, et calom­niez la mort ! Nour­ris­sez-vous du pain de la désillu­sion. Votre monde éphé­mère, pour tou­jours con­damné, a ses relents amers, et la mort est dam­née… Mais pour­tant vous savez que la rai­son me guide ! Vous savez bien pour­tant pour­quoi l’onde se ride. Vous savez bien pour­quoi, vous dépri­mez tou­jours : c’est que vous avez cru aux men­son­ges d’amour !

            Sai­sis­sez-la la mort, c’est votre déli­vrance ! Comme ce Dieu d’amour, que vous prê­chez sur Terre, vous sau­rez qu’elle aussi, est misé­ri­cor­dieuse. Si vous la repous­sez, elle par­don­nera. Elle a un cœur aussi, elle a pitié de vous ! Sai­sis­sez-la très fort, étrei­gnez son doux corps !

            La vie est l’ago­nie qui con­duit à la mort. Pour­quoi souf­frir ainsi, d’un si mal­heu­reux sort ? Vous pou­vez la rejoin­dre main­te­nant, pour tou­jours, n’atten­dez pas demain, la souf­france des jours !

            La mort, vous la bri­sez, infâ­mes créa­tu­res ! Elle vous tend la main, quand vous la dégui­sez ! La vie frotte ses mains, en aiguise sa faux, elle qui cha­que jour, vous coupe un peu de peau… Résis­tez ! à sa lame ali­fère ! Venez plu­tôt goû­ter aux liber­tés qu’aux fers ! Mou­rez sur-le-champ même, car si vous atten­dez, vous mour­rez bien quand même, et vous n’aurez gagné que d’hor­ri­bles souf­fran­ces… Les lar­mes sont des mor­ceaux de ciel trop acide, qui des­cen­dent vos joues, qui piquent vos bajoues… Résis­tez !

            Vivez, ou mou­rez ! Ago­ni­sez, ou déli­vrez-vous !

    Commentaires

  1. YvY

    Un texte très expres­­sif, j’aime beau­­coup!

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