A.T sur le Mensonge

Mercredi, novembre 11 2009, 12:03, Par Francky

Tou­jours dans la dou­ceur on voit muer l’hor­reur ;

Tou­jours dans nos espoirs on voit le déses­poir.

 

Est-ce que le naïf récon­forte le seul

Quand il le rend cap­tif et qu’il coud son lin­ceul ?

 

Est-ce que le men­songe arbore le velours

Quand il rend l’illu­sion de don­ner de l’amour ?

 

Pour­rai-je jamais croire aux mira­cles sou­dains

Si se déguise en or tout le froid du dédain ?

 

Une can­dide fleur inca­pa­ble du vrai

Vous peut-elle admi­rer sans n’être que l’ivraie ?

 

Pour­rai-je croire à l’ange ave­nant, aux péta­les,

Si tous ceux que je voie ne sont que des démons,

Qui dans leur indi­gence igno­rent tout le mal

Qu’ils jet­tent à ma face en leur indé­ci­sion ?

 

N’est-il pas mons­trueux de jouer par le men­songe,

De vou­loir le bon­heur en lui pas­sant la longe ?

Et peut-on recueillir en soi tou­tes les pei­nes,

Quand soi-même on vou­drait être aidé pour les sien­nes ?

 

La prière con­fuse a-t-elle le pou­voir

De cal­cu­ler le bien chez ce fol­let du noir ?

 

Et le trou­ble lui-seul ne s’empare-t-il pas,

Dans ma désillu­sion de ter­ri­bles appâts ?

 

Ce même trou­ble hagard n’est-il sou­vent pro­fus

Quand je fais ma prière, agacé ou con­fus ?

 

Et n’est-il pas abjecte en men­tant à mon cœur,

D’espé­rer l’illu­sion d’en sécher tous les pleurs ?

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