Madame Brumillon

Dimanche, novembre 8 2009, 21:15, Par Francky
    Sté­pha­nie Bru­mil­lon, née en Auver­gne, fai­sait par­tie de ces fem­mes âgées qui gar­dent en elles les pré­cep­tes aus­tè­res de leur jeu­nesse. De son défunt mari, elle ne par­lait qu’en levant ses yeux de bonne chré­tienne au ciel, comme pour prier le sei­gneur devant l’éta­lage de ses mal­heurs. C’était une vie de peine qui l’avait tué, et ce serait sans doute la même fin pour elle, disait-elle. Sa petite mine cris­pée, au-des­sus de laquelle ses che­veux redou­ta­ble­ment bien entre­te­nus dans leur can­deur, lais­saient qui­con­que la voyait au gro­tes­que de la situa­tion, car la beauté à cet âge-là, quoi qu’on y fasse, n’existe plus que dans le besoin de vanité, lui don­nait mal­gré tout son fard et ses arti­fi­ces, un faciès péni­ble à sou­te­nir, de ceux qu’on dit en pas­sant : « Il en faut pour­tant des comme ça. »
Et en effet, cette pau­vre dame se fût résu­mée à cette seule phrase si l’on n’eût point ajouté à sa morne des­crip­tion un carac­tère nou­veau, qui l’eût arra­ché à cette pitié pro­gres­si­ve­ment accor­dée par ceux qui ne la con­nais­saient que de vue, ou ceux qui, igno­rant sa malice retorse, n’avaient pas dès le début pris garde devant ce vilain petit canard capa­ble de meur­tre.
    C’est ainsi que dans cha­que regard qu’elle por­tait, on voyait reluire quel­que rage dont la pro­ve­nance res­tait incon­nue. Sa folie n’avait aucune prise, elle nais­sait ainsi qu’une averse lors des gibou­lées prin­ta­niè­res.
    Or il se trou­vait que dans sa grande mai­son de trois éta­ges, elle louait à prix d’or les cham­bres. Il lui eût paru inhu­main de gar­der tout ce luxe pour elle seule, sans qu’elle n’en fît pro­fi­ter les autres, et par la même, sa bourse avare, dont les même fils ser­rés cris­paient son visage hys­té­ri­que. Les éta­ges n’étant pas grands, et les famil­les qui y cré­chaient nom­breu­ses, elle avait refusé d’ins­tal­ler plus de cinq per­son­nes par étage. Cel­les-ci étaient trai­tées du mieux qu’elles pou­vaient l’être – et c’est peu dire sachant que c’était Mme Bru­mil­lon elle-même qui fai­sait le ser­vice et le ménage –, leur offrant par­fois de rares sou­ri­res dont la mal­veillance pour­tant ne trom­pait pas. Elle, veillait sur le rez-de-chaus­sée, où se trou­vaient les objets de valeur dont elle redou­tait à cha­que ins­tant le ravis­se­ment.
    Très tôt, dès que son petit-fils Alexan­dre eut l’âge qui sub­sti­tue à l’amu­se­ment du bébé, la las­si­tude du gar­çon, elle le ren­voya.
    C’est ainsi qu’un beau soir, arri­vant dans sa cham­bre, elle lui avait hurlé de faire sa valise, et que dans dix minu­tes il serait dehors, arguant qu’il n’aurait qu’à aller voir ses amis qu’il lui pré­fé­rait tant, au lieu de lui don­ner d’insup­por­ta­bles cor­vées, à son âge ingrat, et de dévo­rer tout son pain sans ne lui rap­por­ter aucun retour.
    Le jeune homme, d’une quin­zaine d’années, pris dans l’étau d’une si forte peine, celle qu’impose l’amour indé­fec­ti­ble éprouvé pour ceux qui nous ont éle­vés, se refer­mant sur lui avec une con­fu­sion ter­ri­ble, n’avait rien dit, était resté devant sa coite lampe, à trem­bler comme dans un cau­che­mar, puis reve­nant à lui, il s’était empressé d’emme­ner ce qu’il pou­vait, ce qu’il aimait ; il vou­lait empor­ter éga­le­ment les sou­ve­nirs heu­reux, mais il eût pleuré à s’achar­ner davan­tage, car hélas, il n’y en avait point qui fus­sent tels.
    Les parents d’Alexan­dre, eux, morts pré­ci­pi­tés dans un ravin avec leur atte­lage de qua­tre che­vaux, qui s’étaient embal­lés pour une rai­son incon­nue, alors que leur fils n’avait qu’un an, avaient amené la ter­ri­ble ques­tion du « qui allait s’occu­per d’Alexan­dre ». Sa main for­cée par la con­jonc­ture, la mégère n’avait pas pu refu­ser, et avait même dû s’empres­ser de le recueillir pour ne point paraî­tre abjecte, ce que sa vanité n’avait tou­jours pas par­donné. Peut-être même venait-elle de pren­dre sa ven­geance, elle, qu’elle avait atten­due comme un mes­sie.
    Débar­ras­sée du gar­ne­ment qui la déles­tait cha­que jour de ses pro­vi­sions, et dont l’amour l’étouf­fait tant elle était inca­pa­ble elle-même d’en don­ner en retour, elle sou­rit, dans le ric­tus impé­rieux de sa som­bre face. « Qu’il aille voir ailleurs, si j’y suis, ce méchant bou­gre ! » affirma-t-elle en riant, la gorge déployée, ce qui, incroya­ble, n’avait pas dû se pro­duire depuis la mort de son époux.
    Ce soir, elle avait sans doute cho­qué les cons­cien­ces de tous, car ce n’étaient pas les mai­gres cloi­sons lam­bris­sées ou encore les quel­ques mètres les sépa­rant de leur hôte qui avaient empê­ché aux pen­sion­nai­res d’être sai­sis par le drame d’une telle scène, qui quel­ques minu­tes après qu’Alexan­dre eût débar­rassé le plan­cher pous­sié­reux du rez-de-chaus­sée à grands coups de pieds dans le der­rière, avaient cru voir encore les lar­mes cou­ler devant les vio­len­ces insen­si­bles des cris injus­te­ment, ter­ri­ble­ment, odieu­se­ment pro­fé­rés. Fol­co­che, ainsi qu’elle fut sur­nom­mée, n’avait pas prévu qu’éli­mi­nant Alexan­dre, ceux qui la nour­ris­saient du prix du pen­sion­nat l’éli­mi­ne­rait à leur tour.
    Du pre­mier étage, les Dus­so­tier qui ne fai­saient qu’escale dans cette mai­son lugu­bre, étaient des­cen­dus, fai­sant jaillir l’esclan­dre.
    - A-t-on jamais vu par­ler ainsi à un enfant ! Que vous a-t-il fait ! Est-il seu­le­ment res­pon­sa­ble de vivre et de res­pi­rer ? lui lança mon­sieur Dus­so­tier.
    La vieille dame ne s’y atten­dait pas, et ne sachant dans son tort que leur répon­dre, elle leur sou­rit dédai­gneu­se­ment, fai­sant s’éta­ler sur sa figure rogue ce mépris con­des­cen­dant qu’on impose aux pau­vres esprits.
    C’était de trop, les Jour­dain et mon­sieur Pame­lin, eux-mêmes arra­chés à leur som­meil par la dis­pute, s’étaient ima­gi­nés pour se ren­dre compte de la catas­tro­phe, que cela fût arrivé à leurs filles ou leurs fils, et sai­sis d’émoi, ils avaient des­cendu l’esca­lier chan­ce­lant sous leurs pas aga­cés, qui puait une misère à laquelle ils n’avaient pu s’habi­tuer que dans l’obli­ga­tion de trou­ver un gîte pen­dant leur voyage.
    Lâchant leur verve sur la petite femme vile et sar­cas­ti­que, ils lui lan­cè­rent à leur tour des inju­res.
    - Eh bien ! Madame ! Répon­dez donc si vous croyez vos bas­ses­ses légi­ti­mes ! Celui qui parle à un enfant comme ça est-il seu­le­ment digne de s’en occu­per ? C’est ainsi qu’on forme la méchan­ceté dans les esprits madame, en répri­man­dant sans rai­son, d’une manière igno­ble, hurla madame Jour­dain.
    Ne répon­dant jusqu’alors que dans ses yeux de fouine aux brû­lan­tes invec­ti­ves, elle rom­pit le silence, à la stu­pé­fac­tion gran­dis­sante de tous.
    - Mêlez-vous donc de vos affai­res, j’en ai éle­vés d’autres avant vous !
    Elle n’osa pas en dire plus, sur­prise d’effroi devant la fureur qu’on lui oppo­sait chez elle. Pathé­ti­que­ment, elle alla s’asseoir sur une chaise, qui se tré­moussa sous le gros corps l’oppres­sant.
De là, la fric­tion des humeurs se ralen­tit. On ne fit plus que bou­gon­ner,  les clients firent leur bagage et quit­tè­rent la mai­son mal­saine, con­for­tés dans leur ami­tié com­mune par cette épreuve.
    Amis de lon­gues dates, les Dus­so­tier, les Jour­dain, et le père Pame­lin – dont la famille se fai­sait une joie du départ quoiqu’ils l’aimas­sent bien dans sa bon­ho­mie sim­pliste – orga­ni­saient tou­jours ensem­ble pen­dant leurs vacan­ces un voyage qui les amu­sât.
    René Dus­so­tier, grand homme cos­taud, était le père de la famille, et il trai­tait son épouse, Michèle, mal­gré son visage des plus com­muns, comme on eût traité Didon ; il voyait depuis leurs dix années de vie com­mune en elle quel­que tré­sor qui ne s’entra­vait jamais des traits de la las­si­tude. Cette qua­lité qu’elle voyait en lui la fai­sait rire, et elle s’en éton­nait tous les jours d’ailleurs, comme s’embar­quant à cha­que ins­tant avec lui pour Cythère. De leur union n’était née qu’une seule enfant, Lydie, dont la beauté était telle qu’on s’éton­nait en l’admi­rant de la lai­deur des parents ; d’un an moins âgée qu’Alexan­dre, elle pos­sé­dait tout comme ses géni­teurs un sang bouillon­nant, sans que cela ne l’empê­chât de souf­frir la com­pas­sion, l’amour ou la pitié. C’était d’ailleurs cette bien­veillance même qui fai­sait, alliée à sa force morale hors norme, d’elle une fille fort bien con­si­dé­rée et dont on était fière dans toute la famille. Le diman­che, après qu’ils fus­sent allés à l’église, elle pas­sait la soi­rée, par­fois même une par­tie de la nuit, à dis­tri­buer devant le par­vis les sou­ri­res et les pains à la con­fec­tion des­quels elle avait mis tout son cœur, la veille.
    Chez les Jour­dain, au con­traire, le cou­ple s’était lassé, mais se res­pec­tait, et avait sans doute sub­sti­tué à la pas­sion du pre­mier amour une ami­tié pro­fonde. Roger et Marie éle­vaient leurs deux fils, Jac­ques et Mar­tin, frè­res jumeaux, de dix ans, qui n’avaient pas com­pris pour­quoi ils avaient brus­que­ment quitté la mai­son chaude pour se retrou­ver au dehors, mais qui res­pec­taient leurs parents et les sui­vaient sans ques­tion­ner. La famille des qua­tre vivaient bien, quoi­que moins riche que la pré­cé­dente, et Roger, énervé de la façon dont la mégère qu’il haïs­sait dans son silence avait con­gé­dié Alexan­dre, gar­çon avec lequel il s’était entre­tenu avec plai­sir, et en qui il trou­vait une gen­tillesse impres­sion­nante au regard de cette seule famille – si on pou­vait appe­ler cela ainsi – qui l’avait élevé, n’avait pas pu résis­ter de sui­vre les autres, et de dire ce qu’il avait sur le cœur à Mme Bru­mil­lon. Sa femme et ses enfants, étaient alors quoi­que silen­cieux, en par­fait accord avec lui.
    Enfin mon­sieur Paul Pame­lin était un gros bon­homme, qui dans sa jeu­nesse avait par on ne sait quel envoû­te­ment entraîné une femme et obtenu d’elle qu’elle lui fît sept enfants res­plen­dis­sants. Il vivait dans le luxe que son métier lui pro­di­guait, et sa famille qui l’aimait gen­ti­ment sans le voir trop sou­vent, pré­fé­rait pas­ser d’autres vacan­ces que les sien­nes, car le vaga­bon­dage ainsi qu’ils nom­maient ses voya­ges avec les Dus­so­tier et les Jour­dain, ne les inté­res­sait pas, et ils pré­fé­raient de loin pro­fi­ter des quel­ques jours sans embar­ras qu’ils avaient à mener des vies de roi, se levant aux heu­res qui leur plai­saient, se cou­chant de même, s’exal­tant dans leurs amours pour la lit­té­ra­ture, le luxe d’un sapin de Noël, ainsi que d’une mai­son chaude aux tables trop nour­ries de vic­tuailles, dont le nom­bre et la richesse impres­sion­naient. Très casa­niers, ils ne s’étaient pas com­plu à sui­vre Paul, qui aimait tou­jours bati­fo­ler au lieu de sen­tir le calme chaud de la che­mi­née, agré­menté de celui du pou­let frit, le réchauf­fer. Ce n’était pas pour autant qu’ils s’étaient dis­pu­tés ; ils fai­saient tout pour évi­ter les dis­cor­des, et ils pré­fé­raient con­ci­lier les goûts de cha­cun dans le calme et l’aplomb qu’ils ché­ris­saient, plu­tôt que de voir écla­ter leur unité filiale, dont ils avaient cons­cience de l’impor­tance suprême.
    Alexan­dre n’avait pas fui très loin, et s’était arrêté sur le per­ron d’un appar­te­ment de la même rue, à une ving­taine de mètres de la chau­mière de sa grand-mère. Il eût tout donné pour ne pas être con­traint de venir frap­per, dans quel­ques heu­res, au car­reau, d’atten­dre que la vieille se déci­dât à lui ouvrir en échange de coups et de regards acé­rés pareils à des cou­teaux remuant ses entrailles de honte et de lar­mes chau­des. Mais il s’était rési­gné très vite, puis­que de toute façon il n’eût pas su où vivre ailleurs ; celui qui est élevé en enfer sait-il seu­le­ment com­ment le quit­ter ? Cette dame était sa seule famille, et quand la colère serait retom­bée en lui, il se con­so­le­rait du fait que dans quel­ques heu­res, elle se déci­de­rait sans doute à lui rou­vrir.
    Les huit clients de sa grand-mère dont il n’avait pas com­pris le départ, s’étaient empres­sés vers lui en l’aper­ce­vant.
    Ils dis­cu­tè­rent un moment. Con­fus qu’ils eus­sent tous décidé d’inter­rom­pre leur voyage à cause de polé­mi­ques étran­gè­res, Alexan­dre blê­mit en pen­sant à ce que sa grand-mère dirait, lorsqu’il ren­tre­rait tout à l’heure. Mon­sieur Jour­dain, fou­droyé par sa femme lors­que celle-ci eut com­pris qu’il était encore trans­cendé de son esprit phi­lan­thrope, s’était retenu de pro­po­ser au jeune homme de l’héber­ger le temps que sa grand-mère eût repris ses esprits.
    Lydie, sans bron­cher, s’était deman­dée si elle pour­rait dor­mir au chaud chez Paul, qui leur avait pro­mis de les héber­ger pour ce soir en atten­dant de repren­dre le voyage, car c’était lui qui pos­sé­dait une mai­son la moins éloi­gnée de leur posi­tion, en pen­sant que quelqu’un de plus dor­mi­rait ce soir dans un man­teau de neige, et peut-être même allait devoir sub­sis­ter dans le froid de l’hiver, dehors, sans rien ni per­sonne.
    Il n’était pour­tant plus dans l’inten­tion d’aucun de con­ti­nuer à s’api­toyer davan­tage. René, Michèle, Roger, Marie, et Paul, coti­sè­rent de quoi lui per­met­tre de man­ger et de dor­mir pour deux ou trois jours, lui remi­rent l’argent, puis pas­sè­rent leur che­min.
    Lydie lança un der­nier coup d’œil au jeune homme, tan­dis que Sté­pha­nie, regar­dant par la fenê­tre de sa cui­sine, n’avait lâché aucun détail de cette scène hila­rante. Cela fai­sait donc une bonne rai­son pour qu’elle cédât à lui ouvrir, quand il revien­drait avec l’argent de ceux qui avaient oublié de la payer.

    Commentaires

  1. Célia

    Hey x)

    Je viens de lire (après tes mena­ces, et autres insul­tes, dont l’incom­pré­hen­si­ble “merin­gue à la rubarbe” (sache que je n’aime pas la rubarbe.)).
    Hihi, c’est pas vrai­ment le style de texte que je lis (okay, j’avoue, la lon­gueur aussi m’a décou­ra­gée >.<), mais j’ai plu­tôt appré­cié ^.^
    Ca m’a fait rire (va savoir pour­quoi Oo). Enfin, tu sais à quel point je suis douée pour les cri­ti­ques… xD
    Donc t’as com­pris, j’aime, même si c’est pas mon style. (Par­lons peu mais par­lons bien).
    Breef… Bisous, Spi­der­ca­li­nours x)
    Petite Elfe

  2. Francky

    En effet, la der­­nière phrase a une por­­tée humo­­ris­­ti­­que, bien de l’avoir senti.

    Ne me dis pas que ce n’est pas ton genre de texte, le genre n’est pas encore défini, nous ne som­­mes qu’à la fin du pre­­mier cha­­pi­­tre, et tout peut encore chan­­ger.

    Ce n’est là qu’un pre­­mier décor planté, mais rien d’exhaus­­tif.

    Tu ne m’as pas dit ce que tu aurais ima­­giné (ou plu­­tôt aimé) voir narré par la suite ?

    Quelle suite aurais-tu don­­née si tu avais été l’auteur ?

  3. YvY

    J’en ai fait une lec­­­ture suc­­­cincte, qui ne m’a peut-être pas per­­­mis d’appré­­­cier ton texte entiè­­­re­­­ment. C’est vrai­­­ment très bien mené, s’éle­­­vant dans une écri­­­ture qui me parait authen­­­ti­­­que, vrai­­­ment!
    C’est authen­­­ti­­­que, en res­­­tant dans une com­­­plexité qui ne dépasse pas autant que moi les bor­­­nes du “n’im­­­porte quoi - que je dois abso­­­lu­­­ment résou­­­dre d’ailleurs !-“, et que j’admire.
    Bravo pour la lon­­­gueur qui m’a éga­­­le­­­ment un peu décou­­­ragé.

  4. Francky

    Merci du com­­men­­taire.

    Il s’agit d’un cha­­pi­­tre entier, et je ne vois pas en quoi il est très long.

    Enfin :)

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