DE MA PERTE !
Hypnotiques yeux et lueurs invisibles
Lestés acrimonieux, importuns indicibles…
Tout s’entassait ici, en chapes frénétiques,
Tanguant jusqu’aux contours de mes flancs hermétiques…
Ce nihilisme obscur imposé à mes yeux
Me laissait au plaisir d’imaginer les lieux.
J’appréciais le sable aux gouttes doucereuses
Grésillant sur mes plaies, jaunes et langoureuses.
Je récitais un chant comme en ces mauvais rêves
Qui assaillent à tort précipités sans trêve…
Un reflet larmoyant aux contours de l’opale
Comme lorsqu’appuyant contre nos yeux ovales
On sent le châtiment que l’imagination
Réserve gentiment à nos méditations…
Ainsi je préférai fuir ce pincement
Ce malheureux détail, ce petit grincement
Qui rattrapait mon suave et malheureux tourment